05/08/2009

Le Piéton de Bordeaux diagnostique...

... ce qui ressemble fort à un accès de tension au sein du staff des Girondins de Bordeaux. Hier soir à l'entraînement les Ultras Marines ont déployé une banderole barrée de la mention : « Motivation intacte pour que la fête continue ». Le message - en apparence anodin - a semble-t-il piqué Laurent Blanc au vif. S'agit-il d'un dommage collatéral de l'« affaire » Chamakh ? Reste que le patron du banc est allé à la rencontre des supporters pour leur signifier que leur adresse n'était guère à son goût. Courtoisement mais avec fermeté, il leur a fait remarquer que la motivation ne faisait pas défaut aux marines et blancs.

15/06/2009

Le Piéton de Bordeaux aime...

... à sortir des sentiers battus. Il apprécie tout particulièrement la petite rue des Ruats, pour flâner de la rue Porte-Dijaux à la place Pey-Berland lorsque la foule du samedi après-midi se presse dans les artères piétonnes.Cette rue tranquille, qui descend ves la cathédrale, a comme un air d'Italie, un air du sud, avec ses enfants qui jouent au ballon devant chez eux, si loin et si près du tumulte de la ville.

04/06/2009

Le Piéton de Bordeaux est harcelé...

... dans les rues de Bordeaux par les annonces de Fête des mères. Partout. Les fleuristes, les bouquinistes, les marchands de tout s'acharnent à pousser les enfants à la consommation. « Avez-vous pensé à la fête des mères ? » Et pendant ce temps, les gamins avec leurs petits doigts potelés s'acharnent à coller des nouilles sur une boîte de Camembert, tandis que d'autres tirent la langue pour écrire une poésie universelle sur l'amour des mamans. Bref, à mille lieux des cartes bancaires et des parfums entêtants. Alors le Piéton pousse un cri : « Lâchez-nous le porte-monnaie et vive les colliers de nouilles ! »

02/06/2009

Le Piéton de Bordeaux reste dérouté...

... par le lundi de Pentecôte. Ouvert ? Fermé ? Difficile de s'y retrouver, entre les restaurants majoritairement ouverts dans le centre-ville et les magasins majoritairement fermés, si l'on excepte la portion haute de la rue Sainte-Catherine où les principales enseignes laissaient entrer le chaland. Mais la librairie Mollat affichait portes closes, de même que la Maison du tourisme girondin cours de l'Intendance, pour ne citer que des exemples parmi beaucoup d'autres. Du reste, en dehors de l'hyper-centre, rares étaient les magasins ouverts, preuve que le bon Monsieur Raffarin n'a pas eu la peau du lundi de Pentecôte.

01/06/2009

Le Piéton de Bordeaux a bien ri...

... samedi place Saint-Projet en suivant les mésaventures d'un jeune qui, encadré par ses copains, enterrait sa vie de garçon. Maquillé de façon volontairement grossière, portant perruque et large robe à crinoline, bardé d'auto-collants, le jeune s'est prêté avec bonne humeur aux gages imposés par son entourage: distribuer des bonbons à des enfants, poser pour une photo avec la serveuse de la brasserie, accoster les jeunes femmes en promenade. Le tout immortalisé par des photos. Pour peu que le futur marié soit un supporter des Girondins, la journée de fête a été complète.

30/05/2009

Le Piéton de Bordeaux n'en finit pas...

... de retrouver des balles de pelote basque derrière le fronton situé sur les quais. Les néophytes de ce sport basque envoient en effet bien souvent la pelote en caoutchouc dans les étoiles au-dessus des filets du mur. Ce qui n'est pas sans mécontenter certains chefs du chantier en cours derrière le fronton. En tout cas, plus que jamais le port du casque pour les ouvriers s'avère obligatoire. Peut-être bien, les promeneurs qui circuleront à l'avenir sur ce lieu, devront-ils en faire de même…

28/05/2009

Le Piéton de Bordeaux constate...

... une fois n'est pas coutume, que des agents de la paix peuvent faire preuve de clémence à l'égard de cyclistes prenant des libertés avec le code de la route. Hier, une jeune fille a eu l'outrecuidance, au nez et à la barbe de deux policiers à vélo qui attendaient le vert, de griller le feu rouge disposé sur la piste cyclable du cours Pasteur. La contrevenante s'en est tirée avec une admonestation en bonne et due forme. Le piéton , cycliste à ses heures, aurait bien voulu bénéficier d'une telle indulgence quand il s'est fait prendre circulant par mégarde dans une portion de rue en sens interdit. Il aurait ainsi économisé 90 euros d'amende.

23/05/2009

Le Piéton de Bordeaux se réjouit...

... fortement de la disparition des algécos qui enlaidissaient la façade du palais de justice et par ricochet la place de la République. Depuis longtemps, les riverains avaient manifesté leur grogne auprès de l'association 4 de Bordeaux qui projette d'organiser une fête, le 6 juin, sur la prestigieuse esplanade pour y faire se rencontrer les habitants du quartier. Lesquels travaillent à une requalification de la place susceptible d'être mieux utilisée par les Bordelais. Une opportunité saisie par les riverains après le départ des bus de la CUB qui libèrent une grosse partie de cet espace.

18/05/2009

Le Piéton de Bordeaux s'inquiète...

... de l'état du boîtier installé à l'angle des rues Saint-Genès et de Ségur. La porte arrachée laisse les câbles téléphoniques visibles et donc offerts aux intempéries et à d'éventuelles dégradations. Pourtant le Piéton a écrit et téléphoné plusieurs fois depuis janvier aux services concernés. Sans obtenir de réponse de France-Télécom.

13/05/2009

Le Piéton de Bordeaux a remarqué...

... que si les Bordelais s'approprient rapidement le quai des sports - ils n'avaient d'ailleurs pas attendu l'autorisation officielle pour le faire -, les graffeurs en font de même. Mais cette profusion nouvelle de mobilier urbain, le long des berges de la Garonne, ne semble pas avoir attiré l'attention des artistes peintres autant que celle des revendicateurs : sur les panneaux de recommandations, à l'entrée des terrains de sport, les mots « Gora ETA » (« Vive l'ETA ») sont apparus. D'autres inscriptions à l'arrière du fronton, qui ont été effacées au plus vite par les services de nettoyage, pourraient laisser croire que ces Basques fiers - un pléonasme - considèrent que l'on est un peu trop au Nord pour voir un fronton de pelote. Pourtant, les Bordelais s'en régalent quotidiennement.

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